TRILOGIE 123
UN COUPLE EPATANT / CAVALE / APRES LA VIE

trois films de: LUCAS BELVAUX

France année: 2001 - genre: comedie dramatique - durée: 1H37 - 1H51 - 2H03

Avec:
Un Couple Epatant : Ornella Muti - François Morel - Gilbert Melki - Lucas Belvaux
Cavale : Dominique Blanc - Gilbert Melki - Catherine Frot - Lucas Belvaux
Après la Vie : Ornella Muti - Dominique Blanc - Gilbert Melki - Lucas Belvaux

Résumés:
Un Couple Epatant :
Cécile et Alain vivent ensemble depuis vingt ans. Il est le patron d’une petite entreprise de haute technologie à Grenoble, ça tourne bien, très bien même et, quoiqu’elle n’en ait pas besoin pour vivre, Cécile n’a jamais arrêté son métier de prof. C’est un couple modèle, épatant, indestructible, au grand désespoir de Georges, un ami médecin, pas insensible au charme de Cécile. Cécile a toujours été d’une nature inquiète, mais cette fois-ci, c’est vrai, Alain lui cache quelque chose. Il a raison de lui cacher ce qui le tracasse car elle se ferait vraiment du souci. Alain pense qu’il va mourir. Dans quelques jours, Georges va l’opérer pour en avoir le cœur net. Alain ne veut pas cacher la vérité à Cécile, aussi dure soit elle, mais il ne veut pas lui faire faire du mouron si ça devait se révéler bénin. Pieux mensonges donc ! Cécile ne sait qu’une chose, Alain lui ment, et s’il lui ment, c’est que c’est grave, très grave, très, très grave. Elle ne sait pas de quel ordre c’est peut-être tout simplement une maîtresse, mais s’il veut la quitter ? C’est grave. Peut-être des ennuis de travail ? Un procès qui tourne mal, sur un brevet, comme il y a quelques années, mais alors encore une fois, ils risquent de tout perdre, et à plus de quarante ans … Elle veut savoir.Elle demande de l’aide à Pascal, le mari d’Agnès, sa copine, elle lui demande à lui car il est flic. Pascal enquête et s’aperçoit qu’il n’y a rien du tout, ce qui sentimentalement ne l’arrange pas, car peu à peu, il a aussi succombé au charme de la jolie Cécile. Il aurait préféré qu’Alain ait une double vie mais ce n’est pas grave, il trouvera, au besoin, il inventera. Ça risque de ne pas être la peine car Alain, pas con, a aussi remarqué que Cécile n’est pas nette, qu’elle rencontre un homme, en cachette, que cet homme le suit. Il a peur que sa femme ait un amant, qu’il veuille lui voler des brevets, qu’elle soit complice. Non, sa femme n’a pas d’amant, il n’est pas gravement malade, personne ne veut le voler, mais c’est trop tard, les machinations sont lancées…
Cavale :
Bruno s’évade enfin, après quinze ans derrière les barreaux, dont quatre de Q.H.S. Il était le plus armé du bras armé de la révolution prolétarienne, hélas, le prolétariat n’a pas suivi, l’avant-garde se retrouve souvent seule. S’il s’est évadé, c’est pour continuer la lutte, faire sortir ses camarades de prison, libérer les masses de leurs chaînes, encore et toujours. Si en quinze ans Bruno n’a pas changé, le monde oui. Tous ses anciens alliés, compagnons, camarades, complices, tous ceux qui ne sont pas morts ou en tôle ont baissé pavillon, même Jeanne n’y croit plus, elle s’est mariée et a fait des enfants, elle ne peut plus rien pour lui. Même si elle le voulait, depuis l’évasion de Bruno, elle est sous surveillance policière étroite. Des anciennes connections de Bruno, seuls les truands, alliés d’un jour, ont prospéré. Il reprend contact avec Jaquillat, le parrain local, ils ont eu autrefois des relations d’affaires, il fallait bien financer la lutte. Mais Jaquillat non plus ne veut plus avoir à faire à lui, trop dangereux, et sa présence en ville ramène trop de flics, Grenoble, quadrillée par la police, ressemble à Alger ou à Belfast. Les alliances ont changé, Jaquillat est prêt à collaborer avec l’inspecteur Manise, Pascal de son prénom, un flic un peu pourri qu’il fournit en came en échange de sa bienveillance. Bruno est seul. Qu’à cela ne tienne, de planque en planque, de portes cochères en parkings souterrains, il rend coup pour coup. Mais la nuit a aussi ses anges, déchus parfois. Bruno rencontre Agnès, toxico en manque, aucun dealer ne veut plus rien lui vendre. Une alliance de circonstance va naître. Agnès comprend qu’il est en cavale, elle ne veut pas en savoir plus, elle ne veut connaître de lui que ce qu’ils vivent ensemble. Chacun son passé, et pas de futur commun possible. Il lui trouve de la came, elle le planque dans la maison d’une copine, Cécile. Agnès lui fait croire qu’elle y rencontre son amant, Pierre.
Après la Vie :
Pascal Manise est flic, sans états d’âme, ses problèmes sont réglés depuis longtemps, ses problèmes de flic, car le problème de Pascal, c’est que la femme qu’il aime est morphinomane. Agnès se camait déjà quand ils se sont connus, Pascal n’a pas pu l’en empêcher, tout ce qu’il a pu faire, c’est lui éviter la déchéance, le côté glauque, mort à crédit. Pascal a un accord avec un dealer grenoblois, Jaquillat, qui le fournit en morphine, en échange Pascal ferme les yeux sur l’acceptable. Grâce à ça, Agnès a pu continuer à travailler, à vivre presque normalement. Presque, car ils ont dressé une barrière entre leur monde respectif, ils ne sortent jamais ensemble, Pascal ne connaît pas les collègues ou les amies d’Agnès, elle ne connaît pas les siens. Jusqu’au jour, où elle lui présente Cécile qui a un problème avec Alain, son mari, Pascal pourrait l’aider. En enquêtant sur Alain, Pascal se rapproche de Cécile de plus en plus, jusqu’à l’inévitable, il tombe amoureux. Cécile ne s’en rend même pas compte, elle aime Alain comme au premier jour, si Pascal veut la séduire, il va devoir commencer par détruire leur couple. Mais pour se faire aimer, il faut s’aimer un peu, et Pascal ne s’aime plus, trop de compromissions, de petites saloperies. Bruno Le Roux, un prisonnier en cavale, peut lui permettre de se refaire une virginité, au moins à ses yeux. Jaquillat veut aussi avoir Le Roux, avoir sa peau, car il en sait trop sur lui et qu’il pourrait parler. Il demande à Pascal d’assassiner Le Roux, Pascal refuse, Jaquillat coupe le robinet à came. Pour la première fois, Agnès est en manque. Elle doit aller acheter sa came elle même. Tous les dealers savent qui elle est, aucun ne veut lui en vendre. Elle en braque un, il la cogne, dans la rue, c’est misérable, plus que ce que peut supporter un type qui sort de l’ombre et prend sa défense. C’est Le Roux …